Le village de Lambusart

Le charbonnage


Le charbonnage de Bonne espérance

D’après les archives de la cure de Moignelée, il apparaît que l’exploitation du charbon dans la région remonte avant 1683 (date à partir de laquelle ces archives existent). L’exploitation avait lieu autant sur Moignelée que sur Lambusart. Ces extractions servaient au chauffage domestique. Elles avaient lieu principalement hors de la saison des travaux agricoles. Ce n’est que vers la fin du XIIXème siècle que ce territoire à été séparé de la commune de Moignelée et rattaché à Lambusart. Certains indices permettent de supposer que l’intervention des exploitants de la concession de Lambusart qui, pour certaines raisons, avaient pendant cette époque intérêt à faire partie du bassin de Charleroi. Avant 1888, la société fut gérée par Mr.Accarin et Mr. Devries. De 1888 à 1912, ce fut Mr Pierard qui en fut le directeur gérant et lui succéda Mr.A Meilleur, administratif gérant. Le directeur était Mr J. Cl. Tilman.

Ce charbonnage ferma ses portes le 1er octobre 1968.

Le charbonnage lors des inondations de 1960:

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Le charbonnage du Petit-Try

En 1823, plus précisément le 28 janvier, les exploitations de Sainte-Marie, Trois Sillons et Défoncement se réunissent pour faire une exploitation commune.

En 1942, la nuit suivant la Toussaint, au fin fond de Lambusart , dans les sombres bois et profonds ravins, des gardes, un repasseur de fosse et un machiniste remontaient de temps en temps à la surface et environ 40 hommes au fond du puits s’occupaient de divers travaux. Tout était calme, trop calme.

Vers 1h30 du matin, environ 40 hommes (dont une de mes connaissances), avec une solide provision de biscuits* surgissent soudainement et se rassemblèrent à l’entrée nord de la fosse.

Après une récapitulation du plan ils entrèrent dans les dépendances de la mine. Les quelques gardes présents furent vite mis hors d’état de nuire. Il fallait avant tout casser les deux machines d’extraction à vapeur qui commandaient les deux puits. Pendant que les gardes étaient maintenus en respect, ils se ruèrent sur les machines en s’assurant qu’aucun Belge ne pourrait être directement victime de l’exploit. Les hommes mirent en place tous les dispositifs avant de faire sauter les machines. Tout cela dura environ trois heures. Lorsque tout cela fût mis en place, le personnel du charbonnage fût éloigné, pour être immunisé, et entre 4h et 4h30 du matin, trois énormes explosions secouèrent tous les environs. Les machines des deux puits n’existaient plus.

La destruction de ces machines priva les Allemands d’environ 300 à 350 tonnes de combustibles par jour pendant environ 3 mois. Ce n’est que fin 1944 que la situation redevint normale. Il y a eu 50 otages, qui ne revinrent plus, dont monsieur Divers. Monsieur Marron fut exterminé à Buchenwald. Quant à M. Baudoux, il mourut peu de temps après son retour de captivité. Dans le groupe de résistants, un seul périt, Arthur Froment. Les autres otages, sauf M.Leborne (le directeur gérant) qui fut relâché deux jours plus tard furent emmenés à Charleroi puis à la citadelle de Huy où ils ont été incarcérés pendant près de quinze jours.

Le 3 novembre 1942, un communiqué laconique fut écrit par les Allemands « Des terroristes ont attaqué la nuit dernière les installations des charbonnages du Petit-Try à Lambusart. Après avoir maitrisé le personnel, ils ont détruit les puits d’extraction. Si les coupables ne sont pas découverts, des otages seront arrêtés incessament ». C’était en tout cas, un des plus audacieux et efficaces faits de la Résistance belge.

*Solidement armés.

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Charles Michel

L'oeuvre du poète-charbonnier mérite d'être mise en lumière.

Charles Michel naquit à Wanfercée-Baulet le 9 mars 1828. Privé de son père à l'âge de 8 ans, il reçut jusqu'à 15 ans les leçons d'un instituteur de Baulet, Jean-Joseph Brichard. L'écolier était studieux. Hélas, sa famille était dans le besoin et il ne pouvait pas songer à poursuivre ses études. Michel avait alors la tâche de procurer du pain à sa vieille mère et à sa petite soeur. C'était en 1842, il avait alors 14ans.

En 1847, il est hercheur au charbonnage du Petit-Try à Lambusart où il reste toute sa vie. Il mesurait et pesait des brouettes de charbon jusqu'à la fin de sa carrière.

La journée terminée, il quitte la mine, il s'en repose en recourant à ses chers livres qui lui ont donnés des personnes généreuses.

Ci-dessous, le texte poésie qu'il envoya à ses connaissances le 1er janvier 1884. Une scène d'éboulement dont il a été le témoin et l'acteur est racontée d'une façon réellement dramatique; on ne saurait mieux mettre en relief le courage, l'humanité, le dévouement si connu de nos braves houilleurs qui jamais ne mesurent le danger quand il s'agit de sauver une vie.
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L’émaillerie Baudhuin


Les 4 frères Baudhuin, François, Auguste, Joachim et Emmanuel, qui étaient installés depuis 1878 à Wanfercée-Baulet, fabriquaient des articles en fer blanc et étamés. François Baudhuin obtint en 1886 l’autorisation d’installer une chaudière dans son atelier de chaudronnerie.

Dès 1900, ils s’installent à Lambusart pour profiter du chemin de fer qui leur était utile pour la réception des matières premières et l’expéditions des produits finis. La société « Baudhuin Frères » fut constituée en 1905 et dissoute en 1921. Une nouvelle société « Anciennes usines Baudhuin » sera constituée en 1941 et cessera ses activités en 1954. Leurs marques de fabrique étaient « Elite et Elite –Maxima ». Ils se sont distingués par la qualité de leurs émaux et la richesse des coloris des pièces peintes.
Teinturerie.

Une teinturerie nommée « L’hygiénique » était installée jadis dans la rue Omer Lison numéro 71 et était tenue par Léon Coompère et son épouse Jeanine Binon. Elle s’ouvre avant la guerre de 1940 et ferme dans les années 1950.

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Imprimeries

Adolphe Pirmez, qui habitait rue du Wainage 24, tenait une imprimerie qui devient l’imprimerie Maison Pirmez.
L’époux de l’institutrice Marie Marguerite, Albert Henin fut également imprimeur.
Antoine Denis-Hocq avait tenu également à la rue de l’église (aujourd’hui rue Danvoie) numéro 42.
Dans la rue de la Station numéro 45, Jean-Baptiste Cors-Libois avait aussi tenu une imprimerie d’où sont sorties de très belles cartes postales de Lambusart, ainsi que des imprimés commerciaux et privés de très belle tenure.

Chaudronnerie

Il existait autrefois une chaudronnerie d’ustensile en cuivre. Elle était situé dans le sentier du bois Rascart (rue Omer Lison numéro 66) et tenue par Gaston Lixon et son épouse Germaine Namur.
Une fonderie de cuivre et de fer fut tenu en 1905 par Léopold Denuit-Servais et un atelier de forgeron par Jean-Baptiste Tasson-Sterck.
Ateliers mécaniques.
La S.A TUBEX commence son activité en 1963 dans les locaux de l’ancienne émaillerie Baudhuin. Ils quittent le lieu de leurs activités pour se déplacer vers le zoning industriel de Fleurus en 1970/71.